Une délégation du Conseil national des femmes du Canada à l’ambassade [en]

Discours de l’ambassadrice

Madame la Présidente du Conseil internationale des femmes,
Madame la Présidente du Conseil national des femmes du Canada,
Mesdames les Présidentes des sections locales du Conseil national des femmes du Canada,
Mesdames, chères membres,

Je suis honorée de vous accueillir ici dans le Grand Salon après cette visite de notre Ambassade. Un grand merci à Marie-Pascale Liddle, qui a assuré cette visite. Certaines d’entre-vous connaissent déjà Marie-Pascale, ancienne secrétaire sociale de l’Ambassade et ont eu le plaisir de la rencontrer lors d’une visite de l’Ambassade, notamment lors du Congrès mondial Art Déco en 2009. Qui mieux que Marie-Pascale Liddle pour parler de ce bâtiment unique ?

Au lendemain de ma remise de lettres de créance au Gouverneur général du Canada, Son Excellence le très honorable David JOHNSTON [Président honoraire du Conseil, par ailleurs], je suis heureuse que l’un de mes premiers échanges, en tant qu’Ambassadrice de France au Canada, vous soit consacré, à vous qui êtes membres du Conseil international des femmes et du Conseil national des Femmes du Canada [qui fêtera son 125ème anniversaire en 2018].

Je suis particulièrement sensible à la cause majeure que vous défendez, celle de l’engagement des femmes dans la promotion de leurs droits et dans tous les secteurs : sociétal, économique, politique, en matière de gouvernance. Je me suis moi-même engagée dans cette cause, notamment au sein de mon administration, le Ministère des Affaires étrangères français où j’ai assumé les fonctions de Haute fonctionnaire à l’Egalité femmes-hommes. A ce titre, j’ai été confrontée aux problématiques de parité, d’inégalités en termes de progression de carrière ou de promotion à des responsabilités, de la conciliation de la vie professionnelle et de la vie familiale.

J’en tire une leçon : l’égalité hommes-femmes, les droits des femmes, leur implication dans la société restent plus que jamais d’actualité. Des réponses apportées à cette exigence d’égalité dépendent la dignité et, osons-le dire, l’avenir de nos sociétés.

Aujourd’hui, je suis convaincue que nos gouvernements, celui du Canada et la France, ont compris qu’il s’agissait d’un enjeu majeur et qu’il fallait y apporter des réponses.

D’abord, par l’exemplarité publique : nos deux gouvernements sont paritaires. Les femmes participent de plus en plus au processus démocratique, comme en témoigne leur présence dans nos Parlements respectifs. Lors des récentes élections législatives, 223 femmes ont été élues députées sur 577 à l’Assemblée nationale [soit 38,6% contre 26,9% (155 députées) en 2012 - point de comparaison avec le Canada : 88 femmes députées sur 338 soit 26 % des députés]. C’est un net progrès.

Ensuite par l’action, en s’attaquant aux difficultés rencontrées par les femmes les plus vulnérables : au Canada, par exemple, avec le lancement d’une enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues ; en France, avec une loi pour l’égalité réelle entre hommes et femmes (2014) avec un dispositif renforcé pour lutter contre les violences à leur encontre.

Et enfin, à l’échelle internationale, avec des politiques qui prennent en compte le genre, à l’image de votre politique d’aide internationale féministe dévoilée il y a quelques semaines par la Ministre du Développement international et de la Francophonie, Mme Marie-Claude BIBEAU.

Ces résultats obtenus sont le fait de femmes et d’hommes sensibles aux questions de parité et de respect des droits fondamentaux, le fait d’associations comme la vôtre qui, par leur réflexion et leur action, leur engagement national et international, portent à bout de bras cette cause. Le chemin à parcourir pour faire en sorte que les femmes aient leur pleine place au sein de nos sociétés reste long à parcourir mais la volonté est là, à nous de la conforter et de veiller à ce qu’elle se traduise par des faits.
A ceux qui disent que tout est fait et pourquoi faudrait-il en faire davantage, je pense qu’on pourra leur répondre, en paraphrasant un certain Premier ministre : « Parce que nous sommes en 2017 » !

En tout cas, sachez que l’Ambassade de France au Canada vous accueillera toujours à bras ouverts. Vous êtes chez vous./.

Dernière modification : 29/06/2017

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