La France en Afghanistan


Dossier
(mis à jour : mars 2009)

1. Lors du débat public à l’Assemblée Nationale sur l’Afghanistan, le Premier Ministre, François Fillon a indiqué : "Je sais que votre assemblée soutient nos forces armées et qu’elle ne les oublie pas. L’Afghanistan ne doit plus jamais redevenir le foyer du terrorisme international. Ce pays encore vulnérable est un carrefour stratégique sensible, où voisinent une Asie centrale cherchant sa voie, un Iran qui biaise avec les règles de la communauté internationale, une démocratie indienne qui lutte contre la menace d’attentats, un Pakistan qui, possédant l’arme nucléaire, est sous la pression des fondamentalistes.
(...) À la demande du président Karzaï, la France organisera en juin à Paris une conférence propre à mobiliser plus encore la communauté internationale. (...) Ces succès sont encore insuffisants et fragiles. (...) Ils réclament de la persévérance, mais également un renouvellement de la stratégie commune, afin d’améliorer la sécurisation du pays, d’approfondir son développement économique et social et d’accélérer le plein exercice de la souveraineté nationale par les autorités afghanes. (...)

Trois voies se présentent :
- Ou bien nous retirons nos troupes (...) Ce serait alors le signe que nous n’assumons plus nos responsabilités vis-à-vis de l’ONU et que nous rompons la solidarité qui nous unit à nos plus fidèles alliés, dont plusieurs s’apprêtent à accroître leurs effectifs. Le sort de l’Afghanistan nous deviendrait, en quelque sorte, indifférent ! (...)
- Ou bien nous choisissons le statu quo. Cela signifiera l’enlisement de nos objectifs et l’impuissance de la France à peser sur la stratégie de la communauté internationale.
- Ou bien nous accentuons nos efforts sous les conditions que nous avons posées et nous amplifions ensemble les chances de la paix."

2. Le Ministre des affaires étrangères et européennes a indiqué au cours de son intervention devant les députés de la majorité et de l’opposition
que "le droit et la sécurité sont intimement liées, et c’est cette approche que nous voulons développer". M. Bernard Kouchner a par ailleurs indiqué que la France souhaitait remplir son devoir de solidarité envers ses Alliés de l’OTAN : "Il y a eu des appels précis, des Néerlandais et des Canadiens notamment. Il est impossible de nous soustraire à nos responsabilités. Cet engagement honore la France".

Le Ministre de la défense, Hervé Morin, a pour sa part rappelé les raisons pour lesquelles la France s’était engagée en Afghanistan : "Nous y sommes pour lutter contre le terrorisme. Se retirer, ce serait se résigner et menacer notre sécurité à moyen terme. Nous devons avoir une approche globale : la gouvernance, le développement, la coordination des moyens civils et militaires, et nous assurer que les Afghans aient l’entier contrôle de leur police et de leur justice. Nos miliatires sont motivés et enthousiastes lorsqu’il s’agit de défendre le droit et la liberté". M. Hervé Morin a par ailleurs donné des précisions sur le coût de l’engagement français en Afghanistan : il est compris entre 150 et 200 millions d’euros. Le coût des opérations militaires de stabilisation est estimé au total à 700 millions d’euros et devrait être de l’ordre de 850 millions en 2008.

(Le débat public à l’Assemblée Nationale sur l’Afghanistan, 1er avril 2008)

- Intervention de M. Nicolas Sarkozy, président de la République, au sommet de l’OTAN (Bucarest, 3 avril 2008)

"Nous avons besoin de l’OTAN et d’une défense européenne. Nous avons besoin des Etats-Unis et les Etats-Unis ont besoin d’allies forts. Cela ouvre la porte pour la France à une rénovation forte de ses relations avec l’OTAN."

- Interview de l’Ambassadeur avec Daniel Lessard à l’émission Les coulisses du pouvoir sur Radio-Canada, (le 6 avril 2008)

- Interview (audio) de l’Ambassadeur, Daniel Jouanneau, à CBC, le 28 octobre 2007

- Carte de l’Afghanistan

- Conférence internationale de soutien à l’Afghanistan (Paris, le 12 juin)

- Dossier : Afghanistan (site du MAEE)

Dernière modification : 27/02/2009

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