Discours au "Grenelle de l’environnement"



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Discours de monsieur le Président de la République à l’occasion de la restitution des conclusions du Grenelle de l’Environnement (jeudi 25 octobre 2007)




- José Manuel Durão Barroso, Président de la Commission européenne, présente les conclusions du "Grenelle de l’environnement" (Paris, 25 octobre 2007)


- Intervention de M. François Fillon, premier Minitre, au " "Grenelle de l’Environnement" (24 octobre 2007)

Je suis venu témoigner de la mobilisation et de l’engagement total du Gouvernement pour la réussite de cet exercice inédit. J’entendais même ce matin une radio qui le qualifiait de première mondiale que Jean-Louis Borloo et Nathalie Kosciusko-Morizet conduisent avec vous.

Depuis trois mois, vous êtes parvenus à un constat partagé sur l’urgence écologique. Vous avez conduit un dialogue fécond entre des acteurs qui avaient quand même plus l’habitude de s’opposer que de se parler. C’est déjà une réussite en soi. C’est d’autant une réussite que toutes les problématiques ont été abordées, même les plus conflictuelles. La question des OGM a été abordée. Celle du traitement des déchets a été débattue. Vous êtes parvenus à 1 000 propositions. Dix ans d’hésitation ont été rattrapés face à l’urgence écologique.

Je voudrais saluer l’esprit de responsabilité de tous les participants à ce Grenelle. Aucun ne prétend détenir seul la vérité. Ils savent que les solutions à nos problèmes s’écriront ensemble. Je veux saluer une méthode inédite, je veux saluer un processus démocratique original. C’est une méthode qui honore notre République. Je crois qu’elle sort grandie de ce débat ouvert de ce débat sans préjugé. Les lignes ont bougé. C’était l’objectif que nous nous étions fixé avec le président de la République. Mais maintenant, l’heure est venue d’écrire les conclusions.

Je vous invite naturellement à essayer de trouver un maximum de convergences. Et, solennellement devant vous, je m’engage à ce que toutes les conclusions précises, concrètes et consensuelles soient mises en œuvre. Pour ce qui est des divergences, le président de la République, le Gouvernement et le Parlement trancheront. Mais je veux aussi vous dire que nous profiterons de la réforme de l’Etat pour introduire la préoccupation écologique à tous les niveaux. La réalisation du programme d’action tel que le Grenelle de l’environnement l’aura décidée sera la priorité de mon Gouvernement.

Bien entendu, il faudra prolonger le dynamisme instauré par le Grenelle entre l’Etat, les collectivités, les associations, les syndicats et les professionnels.

Nous ne laisserons rien au hasard. C’est donc la loi qui précisera les modalités de ce suivi. Tout comme les règles d’une consultation du public lorsque le renouvellement des engagements l’exigera.

C’est peut-être une nouvelle forme de gouvernance qui se dessine devant nous. Une nouvelle façon d’administrer. Avec une nouvelle culture de l’évaluation aussi. Avec la mise en place d’indicateurs quantifiés, étroitement surveillés. Nous organiserons des rendez-vous réguliers pour accompagner la mise en œuvre du Grenelle. Les présidents des groupes de travail que j’ai eu le plaisir de réunir la semaine dernière ont accepté par avance d’y participer et je les en remercie.

Vous rentrez donc dans deux jours de débats. Vous allez devoir négocier des conclusions communes. Vous allez devoir faire émerger 15 ou 20 programmes fondateurs qui resteront comme la marque de ces débats.

Le pari que nous faisons, avec Jean-Louis Borloo et le président de la République, c’est que le Grenelle marquera la fin d’une opposition paralysante entre la protection de l’environnement et le développement. Le pari que nous faisons, c’est que le Grenelle de l’environnement marquera le point de départ d’une nouvelle logique. Bien entendu, nous ne travaillons pas seulement pour notre pays mais pour la planète tout entière. Nous ne garderons pas pour nous le fruit de votre travail.

Dans six mois, la France prendra la présidence de l’Union européenne. Je vous indique que la première priorité de la présidence française de l’Union européenne sera la lutte contre le réchauffement climatique.

Je vais laisser Jean-Louis Borloo engager vos travaux. Ce qui est en jeu, c’est bien entendu notre survie. C’est peut-être aussi une certaine exemplarité française qui sur cette question faisait jusque là défaut. L’écologie, c’est une affaire mondiale. Chacun en convient. Il était grand temps d’en faire une priorité nationale. Et grâce à votre travail et à votre engagement, cela devient désormais une réalité.

- Le Grenelle de l’Environnement (site officiel)

Dernière modification : 17/04/2008

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