Conférence internationale des donateurs pour Haïti

Conférence internationale des donateurs pour Haïti

(New York, le 31 mars 2010)

Intervention du ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner

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... La France qui partage avec Haïti une longue - parfois tumultueuse - histoire, ainsi que sa langue et sa culture, relèvera ce défi. Nous nous y engageons aux côtés de l’Union européenne, de l’Organisation internationale de la Francophonie, de la communauté internationale.

La France s’est immédiatement mobilisée pour porter secours, dans l’urgence, au peuple haïtien. Désormais, c’est à long terme qu’elle accompagnera Haïti.

L’aide française s’élèvera, pour les seules années 2010 et 2011, à 180 millions d’euros, auxquels s’ajoutent l’annulation immédiate et déjà effectuée des 56 millions d’euros de la dette bilatérale haïtienne et les contributions directes de la France à l’aide européenne et multilatérale...
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Déclaration du porte-parole du Ministère des Affaires étrangères et europennes

"La "Conférence internationale des donateurs vers un nouvel avenir pour Haïti" se déroulera mercredi 31 mars au siège de l’Organisation des Nations unies (ONU) à New York.

Elle est organisée par l’ONU et les États-Unis, avec le gouvernement haïtien. Cette conférence est co-présidée par le Brésil, le Canada, l’Espagne, la France et l’Union européenne.

La France sera représentée par le ministre des Affaires étrangères et européennes, Bernard Kouchner. Le ministre participera au petit-déjeuner de travail offert par la secrétaire d’État américaine aux co-présidents, en présence du président haïtien René Préval. Après l’ouverture de la conférence, Bernard Kouchner interviendra comme co-président puis assistera au compte rendu des conférences préparatoires. Après le déjeuner de travail offert par le secrétaire général de l’ONU, le ministre présidera la session consacrée aux engagements financiers et participera à la conférence de presse des co-présidents. Il aura également des entretiens séparés, notamment avec Charles Michel, ministre belge de la Coopération, et Helen Clark, administratrice du Programme des Nations unies pour le développement.
L’objectif de cette conférence est de mobiliser l’aide internationale pour répondre aux besoins en développement d’Haïti. Le gouvernement haïtien présentera sa vision de l’avenir et expliquera comment l’aide internationale peut y contribuer. Les pays, organisations internationales et autres partenaires auront la possibilité d’apporter des ressources, de coordonner leur appui au "plan d’action pour le relèvement et le développement d’Haïti" et de s’engager dans des efforts durables pour soutenir le pays. Le ministre rappellera la position de principe de la France pour la reconstruction d’Haïti : pilotée par les Haïtiens, pour les Haïtiens ; fondée sur une vision de long terme, en vue d’un aménagement différent du territoire ; portée par un groupe de bailleurs de fonds fortement coordonnés.

À l’initiative de la France, cette conférence des donateurs a été précédée par quatre réunions préparatoires. À Port-au-Prince, Washington, Bruxelles et Fort-de-France, entreprises, diasporas, collectivités locales et ONG se sont ainsi réunies pour élaborer des propositions, qui seront présentées au siège de l’ONU.

Je vous rappelle que depuis le séisme la France s’est particulièrement mobilisée au profit d’Haïti et a d’ores et déjà annoncé un plan d’aide à la reconstruction du pays et une aide financière de 326 millions d’euros sur deux ans :

- annulation de la dette bilatérale (56 millions d’euros),
- aide budgétaire (40 millions d’euros),
- aide en nature (essentiellement fourniture de véhicules - 40 millions d’euros),
- aide-projets supplémentaire (100 millions d’euros)
- part française à l’effort de l’UE de 330 millions d’euros (65 millions d’euros),
- aide d’urgence (25 millions d’euros)."

(Après la catastrophe en Haïti, certaines autorités locales ont donné leur évaluation des montants nécessaires à la reconstruction du pays, c’est-à-dire environ 3 milliards de dollars. Est-ce que la communauté internationale a son propre chiffre, et qui sera probablement débattu à la conférence de New York ? La France, en particulier, propose-t-elle son propre chiffre ? Est-ce que vous encouragez les autres à atteindre un certain chiffre – qui d’ailleurs pourrait être dépassé par la suite, comme cela a été fait lors d’autres conférences, notamment la conférence pour la Palestine durant laquelle le montant indiqué était de 5 milliards alors que l’on a atteint 7,7 milliards ?)

"Si l’on parle de chiffres, il est important de prendre en considération ce que nous avons fait, ce que nous prévoyons de faire, nous Français, à l’occasion de cette conférence. D’autre part, nous n’avons cessé de plaider pour une mobilisation très forte de l’Union européenne et de tout nos partenaires de l’Union européenne.

Lors de cette conférence, il faudra d’abord écouter et prendre en compte les demandes et les attentes formulées par les autorités haïtiennes et en particulier par le président René Préval. Deuxièmement, il faudra identifier et quantifier les besoins. Ensuite, sur la base de ce que les uns et les autres ont déjà annoncés, il faudra poursuivre les efforts de mobilisation, ce qui est l’objectif de cette conférence.

L’engagement de la France est fort, concret. Nous allons naturellement poursuivre dans cette voix, car la reconstruction d’Haïti se déroulera sur le très long terme, avec une mobilisation de très nombreux partenaires : les membres de la communauté internationale, mais également les organisations financières internationales, les bailleurs de fonds joueront également toute leur part.

En ce qui concerne l’Union européenne, notre objectif est que celle-ci joue un rôle également majeur dans ce cadre. L’Union européenne exerce l’une des co-présidence de la conférence de New York, Mme Ashton y sera."

Pour en savoir plus

- La Représentation permanente de la France auprès des Nations Unies

Dernière modification : 07/04/2010

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