C’est le temps de la galette des rois !

La tradition veut que la galette des rois soit l’occasion de tirer les rois à l’Épiphanie. Découpée en parts égales à tous les convives, celui qui trouve la fève est désigné roi.De nos jours, tout le monde mange cette galette si gourmande, mais qui en connaît vraiment l’origine ?

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Galette des rois © Min.agri.fr

La saison de la galette des rois débute douze jours après Noël et se termine le jour de Mardi Gras. Célébrée le 6 janvier, l’Epiphanie correspond à la présentation de Jésus enfant aux Rois Mages, Melchior, Gaspard et Balthazar, venus de trois continents, l’Asie, l’Afrique et l’Europe, pour remettre leurs dons. Comme beaucoup de fêtes chrétiennes, la date de l’Epiphanie correspond, à l’origine, à une fête païenne. Car autrefois, les Romains fêtaient les Saturnales, fêtes du solstice d’hiver, qui consistaient à désigner le roi ou la reine d’un jour, au moyen d’une fève blanche ou noire cachée dans une galette.

La galette des rois, dans sa version simple, est une galette de pâte feuilletée ciselée d’entailles croisées et dorée au four. Elle est généralement accompagnée par diverses préparations : frangipane, fruits, chocolat, crèmes…La galette préférée des Français est celle fourrée à la frangipane, crème à base d’amandes douces, de beurre, d’œufs et de sucre. Elle aurait été inventée par un noble florentin, le marquis de Frangipani, au XIVème siècle.

Les origines de la galette

Jadis, la galette était partagée en autant de parts que de convives, plus une. Cette dernière, appelée « part du pauvre », était destinée au premier pauvre qui se présentait au logis. Dans le sud de la France, le dessert traditionnel n’est pas une galette mais une brioche aux fruits, contenant aussi une fève : le gâteau des rois. Il s’agit d’une pâte briochée aromatisée à l’essence de fleur d’oranger, en forme de couronne, avec des morceaux de fruits rouges sur le dessus et du sucre. On tirait le gâteau des rois même à la table de Louis XIV. Les dames de la cour qui tiraient la fève devenaient reines de France d’un jour et pouvaient demander au roi un vœu dit « grâces et gentillesse ». Mais le Roi Soleil, Louis XIV, devait abolir cette coutume.

Au XVIIIème siècle, la fève est une figurine en porcelaine représentant la nativité et les personnages de la crèche. De nos jours, il existe une multitude de fèves qui font le bonheur des collectionneurs. La tradition familiale veut que l’on se rassemble pour découper la fameuse galette. L’enfant le plus jeune se place sous la table et désigne les invités qui reçoivent ainsi leur part de gâteau. Une couronne en carton est fournie avec la galette. Celui ou celle qui trouve la fève est couronné et choisit sa reine ou son roi.

La galette des rois est reliée depuis des décennies à la fête chrétienne de l’Épiphanie, célébrée le 6 janvier. C’est l’occasion de « tirer les rois ». Cependant, comme beaucoup de fêtes religieuses, la galette des rois découle à l’origine d’un rite bien païen. Ce n’est que plus tard qu’elle devint une tradition culinaire, le jour de l’arrivée des Rois Mages.

Les premières traces remontent à l’Antiquité romaine : les romains utilisaient des fèves blanches ou noires, durant les saturnales de début janvier, pour élire l’esclave « roi d’un jour ».Sous l’Ancien Régime, la galette, plus communément appelée gâteau des rois, tombait en pleine période des redevances féodales. Il était d’usage d’en offrir une à son seigneur.

Ce n’est qu’en 1801, que le concordat fixa la date de l’Épiphanie le 6 janvier. La tradition de la galette s’installa ainsi durablement en France.Au moment de la Révolution française, on tenta de la supprimer - on ne devait alors plus parler de roi - mais cette tentative se solda par un échec.

Les premières galettes étaient modestes. Il s’agissait plutôt d’une galette de pain. Désormais, il existe deux sortes de galettes. Dans le Nord de la France, c’est une galette feuilletée très souvent fourrée à la frangipane, la fameuse galette de Pithivier. Sa forme ronde qui représente le soleil symbolise le retour à la lumière, après les longs mois d’hiver.Dans le Sud, la tradition veut que la galette prenne la forme d’une brioche ou d’un gâteau rond, le plus souvent fourrée aux fruits confits !

La galette à travers la France

S’il existe différentes formes de galettes en France, elles partagent toutes ces deux points en commun : la fève et la couronne.

- la galette des rois traditionnelle (ou Phitiviers) : fourrée à la frangipane, elle reste la préférée des Français
- la galette de Besançon ou galette comtoise : composée simplement d’une pâte et de sucre.
- le gâteau des rois : brioche en forme de couronne comme une galette fourrée de fruits confits.

Et si on passait au fait maison ?

  • Pour faire une galette Nordique à la frangipane Pour la frangipane : Fouetter 80 g de sucre avec 80 g de beurre à température ambiante. Y ajouter un œuf entier sans cesser de fouetter, puis la poudre d’amande, et un autre œuf. Finir par une goutte d’extrait d’amande amère. Pour la pâte feuilletée (maison ou dans le commerce) : Travailler la pâte, puis former deux formes à parts égales. Étaler chacune des parts en formant un cercle (un couvercle ou une assiette vous servira de modèle). Sur l’une d’entre elles, étaler la frangipane en prenant le soin d’éviter les bords, sur lesquels vous étalerez du jaunes d’œuf. Y glisser la fève. Poser la deuxième pâte, rassembler les bords. Déposer au pinceau du jaune d’œufs. Laisser reposer 45 minutes. Remettre du jaune d’œuf, tracer des bandes horizontales et verticales sur la pâtes (sans la couper !) et enfourner 20 minutes.
  • Pour faire une galette briochée du sud La veille : Émietter 10 g de levure de boulanger dans 80 ml lait tiède (10 min). Pétrir la pâte environ 15 minutes (280 g de farine, levure et lait, 1 œuf, 4 cuillères à soupe de sucre, 1 pincée de sel) puis ajouter 70 g de beurre mou coupé en dés, puis les fruits confits et bien sûr la fève ! Laisser reposer 1 h à température ambiante puis toute la nuit au frais. Le jour j : Pétrir quelques instants, faire un trou et former une couronne. Laisser reposer 2 heures. Dorer avec un œuf, décorer avec du sucre perlé ou des fruits confits. Enfourner 20 min à 150°C.

Dernière modification : 07/01/2019

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